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Valérie Ambeault Par Valérie Ambeault

Jeudi, 26 février 2015

La fourchette de Valérie – Manoir Hovey



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Le week-end dernier c'était la cérémonie des Oscars à Los Angeles. Le tapis rouge était déroulé pour le gratin artistique le plus envié d'Hollywood. La route des Cantons-de-l'Est a aussi sa carpette écarlate. Le Manoir Hovey à North Hatley est le restaurant le plus près de votre point d'encrage pour vivre une soirée ou un séjour digne d'une méga star.

La structure historique siège en Estrie depuis 1900. C'est la réplique presque décalquée de la maison de George Washington à Vernon, États-Unis. À l'exception d'un mètre en hauteur de différence, l'endroit est assez fidèle à l'original.

Converti en hôtellerie et en restaurant depuis 1960, l'institution appartient à Steve et Kathryn Stafford. La salle à manger rénovée depuis 2011 est particulièrement envoûtante. C'est comme contagieux. J'ai dans la seconde une lubie de mettre de la tapisserie partout chez-moi. Des poutres de bois, de la brique, du tapis, des lustres surdimensionnés et des miroirs partout qui agrandissent la superficie en un coup d'œil. Le luxe rustique se dépeint aux quatre coins du restaurant. Même la salle de bain est exubérante dans sa simplicité. Beaucoup de matières sont superposées, ce qui apporte beaucoup de cachet.

Le maître d'hôtel nous assigne une table. Une table ronde drapée d'une nappe blanche se dresse devant moi. Les employés mettent la table pour la galanterie. Je ne me souviens plus la dernière fois que quelqu'un à tirer la chaise pour que je puisse m'asseoir. Je sirote une eau pétillante pendant que je consulte l'immense carte des vins. C'est du jamais vu. Le livret est aussi épais que le cahier de grammaire de mon fiston. Des importations privées, en majorité avec des importations de la Serbie, de L'Italie, de la France, de l'Afrique du Sud, de la Suisse, du Canada. C'est presque un tour du globe avec une coupe dans les mains. Le chef sommelier, Steve L'abbé, est un fin connaisseur. Il est formel, mais son sourire et son humour apporte à notre soirée une touche légère. Notre mise en bouche est déjà dans mon champ de vision. Un bortsch avec fromage à la crème, pommes vertes et sirop de bouleau. La finition du bol se fera devant nos yeux surpris avec le serveur qui versera directement le liquide chaud aux betteraves face à nous.

En cuisine, le chef Roland Ménard cumule 33 ans derrière le four. C'est un exploit, surtout dans un domaine qui a la bougeotte comme le métier de cuisinier. Mon entrée se dépose sur la table. Des huîtres Village Bay, Bourtague d'Oursin, Gelée de Laminaire et Panais fumé, Ail Rôti, Oseille Rouge, Huile de Blé, Églantier. Honnêtement, je suis vendue à l'avance. Car moi, les huîtres, peu importe l'artillerie culinaire autour, je suis toujours sous le charme. L'amoureux déguste son boudin de Pétoncle, Laitue de mer, Racine de Persil, Panais, Champignon Pied Bleu, Câpres d'Argousier, Poudre de lichen.

La brigade adore travailler avec des produits surprenants. Nos assiettes sont composées le plus souvent possible de baies qui poussent au Québec, de plantes, et des légumes du jardin. Il n'y a pas de spécialités dans la maison. On touche à tout, nous adorons surprendre notre clientèle, la fidéliser et l'enivrer par nos recettes singulières. Il faut quand même mentionner que le ris de veau demeure un incontournable. Je savoure ce menu haut de gamme les deux pieds sur terre. J'avoue que les cinq premières minutes de ma présence dans le restaurant, je ne savais pas trop comment me comporter. Je m'habitue rapidement à me faire dorloter, le service est magistral. Quelqu'un passe même à ma table pour enlever mes miettes de pain. Sérieusement j'ai l'impression d'être importante dans la société.

Notre serveur, Mathieu, est parfaitement bilingue. Comme 70 % des clients choisissent de faire dodo au Manoir aussi, il n'est pas rare de croiser sur place une tablée d'assidus du New Hampshire. L'hiver, les Québécois sont plus présents. La richesse de l'hiver est évidente au Manoir Hovey. En regardant par la fenêtre j'aperçois un feu extérieur. Tout est prêt pour prendre du temps pour soi. Mon plat principal est déjà servi. Un magret de canard impeccable. La cuisson était parfaite. Et que dire de la croûte croustillante sur le dessus. Craquant, ensuite fondant et un feu d'artifice de saveurs en bouche. On jurerait du bacon. Je traverse le chemin de coupes de vins au centre de la surface pour piquer ma fourchette dans la Longe de Cerf au Genévrier de mon copain. Un pur délice! Avec les accompagnements dignes de la réputation de l'endroit. Crumble d'Avoine et Bardane, Panais fumé, Poire et oignon caramélisés, Choux de Bruxelles. Wow! C'est épatant de découvrir de nouvelles textures.

Je remarque dans le menu la présence d'un produit du Québec ultra méconnu et qui vit dans l'ombre du sirop d'érable depuis des années; le sirop de Bouleau. Cet élixir goûteux est plutôt dans la zone de la mélasse au niveau des comparatifs. Il provient de Ste-Adèle et c'est un produit chouchou ici, autant pour les dents sucrées que les amateurs de nourriture salée.

Ha oui, le restaurant Le Hatley du Manoir recommande de fermer son cellulaire dans la salle à manger et d'éviter de pianoter sur notre appareil. C'est rare de lire ça tout de même, mais ça ajoute à l'expérience. J'ai bien certainement contrevenu à cette règle pour les besoins de cette chronique. Mais en toute discrétion, croyez-moi. Alors j'ai le droit au dessert ? À partager, des  brownies, crème glacée aux pistaches et macarons à la rose. Je croule dans le bonheur. Et mon thé était divin. Jusqu'à la dernière goutte tout était très attentionné.

Bref le Hatley du Manoir Hovey, c'est un privilège à s'offrir le plus souvent possible. Pour un anniversaire, pour célébrer nos vacances, pour une soirée en amoureux. Pour célébrer un nouvel emploi, pour un mariage, pour festoyer un déménagement. Bref, tout prétexte sera entendu. Ha oui, « juste parce que j'ai le goût de l'essayer » est aussi une très bonne excuse. 



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